Nous, jeunes travailleurs et travailleuses non syndiqués, avons tous des droits et accès à des recours si ces droits sont bafoués. Le fait d'avoir des droits, nous amène, bien sûr, à avoir aussi des responsabilités. Notre responsabilité en tant que travailleur est de connaître nos droits afin d'être en mesure tout d'abord, de s'apercevoir lorsque notre employeur empiète sur ceux-ci, et ensuite, d'agir pour l'amélioration de nos conditions de travail. Être informé c'est avoir le pouvoir d'agir!
Non syndiqués, la Loi sur les normes du travail est là pour vous assurer des conditions de travail un peu plus humaines, prenez-en connaissance!
Il existe également d'autres lois importantes à connaître (le Code du travail, la Loi sur la santé et la sécurité au travail, la Loi sur l'assurance-emploi) et de nombreuses ressources qui peuvent vous aider à comprendre et à vous défendre à l'aide de ces lois.
Jetez un coup d'œil aux histoires qui nous ont été racontées par nos membres, peut-être y trouverez-vous des similitudes avec votre propre situation, ainsi que de nombreuses réponses.
Tout au plus a-t-on vaguement connaissance de l’existence de ces normes…
De la Loi elle-même, nous connaissons le salaire minimum et certaines personnes savent que la Commission peut apporter de l’aide aux individus victimes de mauvaises conditions de travail…
D’autres personnes affirment aussi que les lois sont complexes, que ce n’est pas fait pour être compris, que c’est rédigé dans un langage d’avocat favorisant les patrons… C’est bien peu d’information pour un sujet aussi capital.
Parce que c’est la convention collective des non-syndiqués et donc, que c’est important.
La première chose à savoir de la Commission des normes du travail et des normes elles-mêmes est que leur présentation sur le site www.cnt.gouv.qc.ca est simple et très claire. Pour comprendre les normes du travail, il suffit de savoir lire, ou presque. La roue est donc déjà inventée en matière de vulgarisation des normes du travail. Dès lors, il ne nous apparaît pas pertinent de réécrire un texte déjà simple et précis.
Toutefois, tant qu’à vous avoir chez nous, nous vous présentons un aperçu de ce que vous pourrez trouver sur le site des normes du travail. Notez que les informations que vous trouverez plus bas ont été triées : nous avons sélectionné celles qui sont les plus susceptibles d’intéresser les membres du réseau Les Toiles.
La Commission des normes du travail est un organisme gouvernemental dont les quatre principaux objectifs sont :
Pour atteindre ses objectifs, la Commission offre un service de consultation téléphonique et un site Internet. Dans certains cas, elle offre des services de médiation entre l’employeur et les salariés. Il est également possible pour un salarié de porter plainte contre son employeur auprès de la Commission.
La Loi sur les normes du travail n’est malheureusement pas universelle.
Elle ne concerne que les travailleurs et travailleuses salariés.
Elle exclut les travailleurs et travailleuses atypiques (une très large part des contractuels et des travailleurs et travailleuses autonomes). Pour s’y retrouver, nous pouvons affirmer simplement que les travailleurs et travailleuses à qui l’on ne fait aucune déduction sur leur paye (impôt, assurance emploi) ne sont pas couverts par la Loi sur les normes du travail.
D’autres salariés sont exclus et ne sont donc pas couverts par cette Loi. « Ce sont notamment :
Cette section dresse un panorama des principales normes du travail en vigueur au Québec.
| Service continu | Durée de l'avis |
|---|---|
| 3 mois à un an | 1 semaine |
| 1 an à 5 ans | 2 semaines |
| 5 ans à 10 ans | 4 semaines |
| 10 ans et plus | 8 semaines |
| Service continu | Durée du congé | Indemnité |
|---|---|---|
| Moins d’un an | 1 jour par mois de service | 4% |
| 1 an à 5 ans moins un jour | 2 semaines continues et possibilité d'une semaine sans solde | 4% |
| 5 ans et plus | 3 semaines continues | 6% |
« Le harcèlement psychologique est une conduite vexatoire qui se manifeste par des comportements, des paroles, des actes ou des gestes qui réunit ces quatre critères :
C’est une conduite humiliante ou abusive qui blesse la personne dans son amour-propre ou lui cause du tourment. C’est aussi un comportement qui dépasse ce que la personne estime être correct et raisonnable dans l’accomplissement de son travail. Le harcèlement peut provenir, entre autres, d’un supérieur, d’un collègue, d’un groupe de collègues, d’un client, d’un fournisseur…
Cette section présente des articles dans lesquels les normes du travail sont appliquées à des situations particulières.
Une rotation de ces articles est effectuée en page d'accueil selon la saison.
Le 24 juin est un jour de congé, ce qui veut dire que vous ne travaillez pas. Cependant, si vous devez travailler, parce qu’en raison de la nature des activités de l’entreprise (ex. : hôtel, restaurant, etc.) le travail ne peut être arrêté ce jour-là, vous avez droit à :
Si vous ne travaillez pas, parce que le 24 juin tombe un jour où vous ne travaillez pas habituellement, votre employeur doit vous donner un congé le jour travaillé précédant ou suivant le 24 juin, ou vous verser l’indemnité compensatoire.
L’indemnité compensatoire est le montant que votre employeur doit vous donner, soit 1/20 du salaire gagné au cours des quatre semaines complètes de paye précédant la semaine du congé.
Le montant des pourboires déclarés ou attribués doit être pris en compte dans le calcul de votre indemnité.
L’indemnité est de 1/60 du salaire gagné au cours des douze semaines complètes de paye précédant la semaine du congé.
Il n’est pas obligatoire de travailler le 25 décembre et le 1er janvier pour avoir droit à ces congés payés : tous les salariés y ont droit. Un salarié qui ne travaille pas ces jours-là a droit à montant d’argent qui est égal à 1/20 du salaire gagné au cours des 4 semaines complètes de paye précédant la semaine du congé, sans tenir compte des heures supplémentaires.
Le montant des pourboires doit être pris en compte dans le calcul du montant d’argent qui te sera versé par ton employeur.
Le montant égale à 1/60 du salaire habituel gagné au cours des 12 semaines complètes de paye précédant la semaine de congé. Toutefois, il ne faut s’être absenté du travail sans l’autorisation de l’employeur ou sans une raison valable le jour de travail qui était prévu à ton horaire avant et après le jour férié. Ce jour de travail habituel se situe avant ou après le jour férié est jour ouvrable.
Si tu dois travailler à Noël ou au Jour de l’An, l’employeur doit te verser ton salaire pour les heures travaillées. Il doit aussi te verser un montant d’argent ou t’accorder un congé en remplacement de l’argent dans les 3 semaines qui précèdent ou suivent chacun de ces jours fériés. C’est l’employeur qui décide s’il verse un montant d’argent ou accorde le congé payé.
Le taux général passe de 7,75 $ à 8,00 $ l’heure, et de 7,00 $ à 7,25 $ pour les salarié(e)s qui reçoivent des pourboires.
Les périodes d'entraînement pour occuper un emploi sont considérées comme du travail. Les heures effectuées pendant ces périodes doivent donc être payées.
À chaque paye, l'employeur doit vous remettre un bulletin de paye détaillé. Cela vous permet notamment de vérifier le calcul de votre salaire.
L’employeur ne peut imposer un partage des pourboires entre les salariés. Il ne peut non plus intervenir de quelque manière que ce soit dans l’établissement d’une convention de partage des pourboires.
L'employeur ne peut retenir que les sommes requises sur le salaire telles l'assurance-emploi, les contributions au Régime des rentes du Québec (RRQ), etc. Il peut également effectuer une retenue sur le salaire si le salarié y consent par écrit et pour une fin spécifique mentionnée dans cet écrit.
Quand tu travailles 5 heures de suite, tu as droit à 30 minutes de pause. Cette pause n’est pas payée.
ATTENTION : Si tu ne peux pas quitter ton poste de travail pendant cette pause, elle doit être payée. Par exemple, si tu travailles seul(e) et que tu ne peux pas sortir du commerce pendant ton 30 minutes de pause, ta pause doit être payée.
La pause café : La pause café n’est pas obligatoire. Si ton employeur te donne la permission de prendre une petite pause, il doit te la payer et ne peut pas la déduire de tes heures de travail.
Si tu as besoin de plus d’information ou si tu as des questions sur ton travail (heures supplémentaires, congés payés, etc.),
n’hésite pas à nous contacter!
Projet les Toiles des
jeunes travailleurs-euses
Ligne des travailleurs : (514) 699-0580
email : projet.lestoiles@gmail.com
Visite notre site internet au :
www.droitdecitemontreal.org
Prépare-toi à toute éventualité !
Familiarise-toi avec les moyens de communication et les consignes de demande d’assistance (ex. téléphone, bouton de panique, etc.)
Quels sont les consignes de sécurité que te donnent ton employeur?
Il est important de te renseigner auprès de lui!
Si tu veux d’autres trucs plus précis
ou si tu as d’autres questions sur ton travail,
Appelle nous :
(514) 699 – 0580
Pour plus d’information, va sur le site de la CSST au www.csst.qc.ca et clique sur « publications », puis, dans l’onglet de recherche, écris « agressions » (au pluriel)
ou contacte un préposé de la CSST :
(514) 906-3000
Pendant l’été, travailler à la chaleur peut causer des problèmes de santé. Si votre emploi comporte l'une des conditions suivantes, vous risquez peut-être un coup de chaleur :
Dans ce cas, il faut toute suite transporter le travailleur dans un endroit plus frais, asperger son corps d’eau, faire le plus de ventilation possible et lui donner de l’eau fraîche à boire.
Au cours de l’hiver, travailler à l’intérieur ou dans un milieu mal chauffé et être exposé au froid, peut causer des problèmes de santé comme :
La pause-repas : Quand tu travailles 5 heures de suite, tu as droit à 30 minutes de pause. Cette pause n’est pas payée.
ATTENTION : Si tu ne peux pas quitter ton poste de travail pendant cette pause, elle doit être payée. Par exemple, si tu travailles seul(e) et que tu ne peux pas sortir du commerce pendant ton 30 minutes de pause, ta pause doit être payée.
La pause café : La pause café n’est pas obligatoire. Si ton employeur te donne la permission de prendre une petite pause, il doit te la payer et ne peut pas la déduire de tes heures de travail.
Si tu as besoin de plus d’information ou si tu as des questions sur ton travail (heures supplémentaires, congés payés, etc.),
n’hésite pas à nous contacter!
Projet les Toiles des
jeunes travailleurs-euses
Ligne des travailleurs : (514) 699-0580
email : projet.lestoiles@gmail.com
Visite notre site internet au :
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Prépare-toi à toute éventualité !
Familiarise-toi avec les moyens de communication et les consignes de demande d’assistance (ex. téléphone, bouton de panique, etc.)
Quels sont les consignes de sécurité que te donnent ton employeur?
Il est important de te renseigner auprès de lui!
Si tu veux d’autres trucs plus précis
ou si tu as d’autres questions sur ton travail,
Appelle nous :
(514) 699 – 0580
Pour plus d’information, va sur le site de la CSST au www.csst.qc.ca et clique sur « publications », puis, dans l’onglet de recherche, écris « agressions » (au pluriel)
ou contacte un préposé de la CSST :
(514) 906-3000
Le droit aux vacances payées s'accumule pendant une période de 12 mois consécutifs (habituellement du 1er mai au 30 avril). Le congé et le paiement doivent être accordés dans l'année qui suit. Avant le début de votre congé, vous devez recevoir en une seule fois votre indemnité de vacances. Elle représente 4 % ou 6 % (selon la durée du service continu) du salaire annuel brut.
Vous avez le droit de connaître la date de vos vacances au moins quatre semaines à l'avance. L'employeur a le privilège de fixer la date des vacances.
| Service continu | Durée du congé | Indemnité |
|---|---|---|
| Moins d’un an | 1 jour par mois de service | 4% |
| 1 an à 5 ans moins un jour | 2 semaines continues et possibilitité d'une semaine sans solde | 4% |
| 5 ans et plus | 3 semaines continues | 6% |
Tout travail qui dépasse les 40 heures normales de travail et ce, sur une semaine de travail, doit être payé à temps et demi, c’est-à-dire 50 % de plus, à l'exclusion des primes données sur une base horaire.
L'employeur peut, à la demande du salarié, remplacer le paiement des heures supplémentaires par un congé payé d'une durée équivalente aux heures supplémentaires effectuées, majorée de 50 %.
Plusieurs raisons nous permettent d’affirmer que la santé et la sécurité du travail doivent être une priorité pour les jeunes travailleurs. En fait, c’est d’abord parce que les jeunes travailleurs se blessent plus que les autres groupes de travailleurs. On dit que les jeunes de 24 ans et moins ont une fois et demie plus d’accidents de travail que les autres groupes de travailleurs.
Le début d’un nouvel emploi peut être quelque peu stressant. Par contre, il est très important de se former et d’être informé sur les risques présents dans le milieu de travail parce que 54 % des accidents chez les jeunes surviennent dans les 6 premiers mois. Pire, le nombre d’accidents est 5 à 7 fois plus élevé dans le premier mois !
Pour éviter que des événements malheureux ne se produisent, nous souhaitons que les jeunes travailleurs soient sensibilisés aux risques du travail. Pour cette raison, nous croyions qu’il est important de comprendre le fonctionnement du système de santé et sécurité du travail au Québec.
http://www.csst.qc.ca/portail/fr
La CSST a pour mandat de voir à l’administration du régime de santé et de sécurité du travail. Elle se voit attribuer le rôle d’assureur public auprès des employeurs et des travailleurs. Cette institution voit aussi à la prévention des accidents et des maladies du travail. Elle permet l’indemnisation et la réadaptation des travailleurs ayant subi des blessures ou maladies professionnelles.
En terme de prévention, tant les travailleurs que les employeurs ont des droits et des responsabilités.
| Droits | Obligations |
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| Droits | Obligations |
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En cas d’accident ou de maladie liés au travail, ton revenu est protégé. La rémunération que tu recevras dans cette situation se nomme Indemnité de remplacement de revenu (IRR). Il est aussi très intéressant de savoir que la CSST couvre les frais d’assistance médicale qui sont liés à l’accident ou à la maladie du travail.
[1] Le salaire net équivaut à ton revenu brut auquel on soustrait les déductions régulières (impôt, assurance-emploi, assurance-parentale et RRQ).
Dans un esprit de prévention, nous devrions toujours garder en tête que s’informer et se former est le moyen le plus sécuritaire pour éviter les incidents et accidents. N’hésite pas à poser des questions ou appelle-nous pour te renseigner sur les risques de ton travail. Nous ne sommes jamais trop renseignés, alors profite des moyens qui s’offrent à toi pour prévenir les accidents.
Lorsqu’un accident se produit sur les lieux du travail, il est très important que chaque travailleur en avise son employeur. Même si l’accident paraît banal, il est important de le déclarer parce qu’il pourrait avoir des répercussions très importantes dans le futur. Si cet événement d’abord banal entraîne des conséquences graves sur ta santé, il sera beaucoup plus difficile de prouver le lien avec l’emploi s’il n’a jamais été déclaré.
Si tu ne te sens pas en sécurité, n’hésite pas à partager tes inquiétudes avec ton employeur. Il a le devoir de t’informer sur les risques présents dans ton environnement de travail. Il pourra te donner une formation ou des trucs pour exécuter tes tâches en toute sécurité. Au besoin, il pourra te fournir les équipements nécessaires pour éviter les blessures ou les accidents.
Selon la Loi, tu as le droit de refuser d’exécuter une tâche si tu crois qu’elle est dangereuse pour ta santé, ta sécurité ou encore, pour la santé et la sécurité d’un autre individu. Par contre, tu ne pourras refuser d’exécuter une tâche si l’arrêt provoque un danger pour d’autres individus.
Si tu veux utiliser ton droit de refus, tu dois en aviser immédiatement ton supérieur et lui expliquer les motivations qui te mènent à utiliser ce droit. Une fois ce droit exercé, tu dois demeurer sur les lieux du travail pour exécuter d’autres tâches que ton employeur pourrait te demander.
Lorsqu’un droit de refus est utilisé, l’employeur et le représentant des travailleurs doivent évaluer la situation et apporter les changements nécessaires. Cependant, si l’employeur et le représentant des travailleurs ne réussissent pas à s’entendre sur le danger et les solutions, ils devront faire appel à un inspecteur de la CSST. Si l’employeur apporte des correctifs, mais que le travailleur juge toujours que le poste comporte des dangers, il sera possible de faire appel à un inspecteur de la CSST qui déterminera si le danger justifie le refus
Les travailleuses enceintes ou celles qui allaitent bénéficient d’une protection particulière selon la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Si elle occupe un poste qui pourrait comporter des dangers pour sa santé, pour celle de l’enfant à naître ou allaité elle peut refuser d’exécuter ses tâches.
Une fois ce droit exercé, l’employeur devra modifier le poste pour éliminer le danger ou encore, il pourra affecter la travailleuse à un autre poste ne comportant aucun danger. Advenant qu’il soit impossible de modifier le poste ou d’affecter la travailleuse à d’autres tâches, elle sera en droit de cesser de travailler. Cette cessation d’emploi lui permettra de recevoir des indemnités de revenus. Il est important de noter que le retrait préventif n’est pas la même chose que le congé de maternité.
Pour avoir droit au retrait préventif, la travailleuse devra consulter un médecin qui, après certaines évaluations, pourra lui remettre le Certificat visant le retrait préventif et l’affectation de la travailleuse enceinte ou qui allaite.
Si la travailleuse voit son poste modifié ou qu’elle est affectée à d’autres tâches, elle continuera à recevoir sa rémunération régulière. Par contre, si elle est complètement retirée du travail, elle recevra une rémunération différente. D’abord, pour les cinq premiers jours de retrait, son employeur lui remettra sa rémunération habituelle. Ensuite, pour les 14 jours civils suivants, l’employeur lui remettra 90 % de son salaire net [1]. Ces montants seront ensuite remboursés à l’employeur par la CSST. Pour les jours suivants, la CSST remettra à la travailleuse un montant équivalent à 90 % de sa rémunération. Cette indemnité sera payée jusqu’à ce la quatrième semaine précédent la date de l’accouchement ou jusqu’à la fin de l’allaitement.
Le retrait préventif n’est pas un congé puisque la travailleuse pourrait être affectée à d’autres tâches. S’il n’est pas possible de réaménager son poste de travail, elle pourra être retirée de l’emploi jusqu’à l’accouchement.
Le congé de maternité permet à la travailleuse de prendre 18 semaines sans travail. Cette période de congé peut débuter 16 semaines avant la date prévue de l’accouchement et au plus tard 18 semaines après la date de l’accouchement.
Bref, le congé de maternité est un choix qui revient à la travailleuse. Si un employeur est incapable d’offrir un environnement de travail sécuritaire à une travailleuse enceinte, il n’a pas le droit de lui demander de faire usage de son congé de maternité.
[1] Le salaire net équivaut à ton revenu brut auquel on soustrait les déductions régulières (impôt, assurance-emploi, assurance-parentale et RRQ).
« Le salarié qui croit que son employeur ne respecte pas ses droits quant aux normes du travail prévues par la loi a UN AN pour porter plainte [par téléphone ou par écrit] à la Commission des normes du travail » (p. 16).
Dans le cas d’un congédiement injustifié, le travailleur n’a que 45 jours suivant son congédiement pour porter plainte à la Commission. Faites vite !
Au risque de paraître cliché, le mot qui peut résumer toutes les stratégies visant l’amélioration des conditions de travail est « communication ». Communication entre les travailleurs et travailleuses et communication avec l’employeur. Pour favoriser cette communication, nous pouvons garder certains points en tête :
Attention ! Ne rien faire face à un non respect de nos droits peut sembler, dans certains cas, intéressant à envisager, mais à plus long terme, les conséquences de cette attitude peuvent s'avérer désastreuses. Ces droits, que nous prenons trop souvent pour acquis aujourd'hui, sont le résultat d'une longue lutte qu'ont menée nos ancêtres.
Des droits durement gagnés, mais qui peuvent se perdre vite si l'action en ce sens ne se fait pas de façon soutenue. Nous sommes dans une ère du « Si t'es pas content, change de job ! », mais c'est justement cette attitude que nous devons changer. Il ne faut jamais oublier qu'il y a toujours quelqu'un qui nous suivra, et que nous sommes toujours le suivant de quelqu'un...
Vous trouverez ici des petits trucs qui vous aideront peut-être à passer à l'action, des exemples d'actions réussies qui vous encourageront, ainsi qu'un palmarès des bons employeurs pour que vous puissiez vous-mêmes agir, comme consommateurs responsables, en encourageant les entreprises qui offrent de bonnes conditions de travail à leurs employés. Ce palmarès est en constante évolution et nous avons besoin de vous pour le développer. Si vous connaissez des employeurs qui offrent de bonnes conditions de travail, contactez-nous !