Droit de cité est un réseau et une ressource d’accompagnement pour les jeunes de 18 à 35 ans qui, à travers ses interventions et la réalisation d’activités culturelles, permet à ceux-ci de développer leur identité, leur potentiel et leurs compétences ainsi qu’une prise en charge individuelle et collective de leurs conditions de travail et de vie.
Droit de cité est un organisme indépendant et à but non lucratif, enregistré à titre d'organisme de bienfaisance. Son action se divise en deux volets: le monde du travail et l'engagement citoyen.

Suite à une consultation auprès de jeunes de 18 à 30 ans, les Pères de Ste-Croix facilitent la création du Réseau Contact. C’est dans l’esprit suivant qu’apparaît Réseau Contact : « Nous observons que les jeunes portent un idéal de vie qui ne trouvera son expression que s’il existe des lieux pour le rendre possible ».
À la naissance de Réseau Contact, deux endroits pour les jeunes sont identifiés : Contact Le Plateau Mont-Royal et La Petite Patrie.
Naissance d’un troisième point de service de Réseau Contact dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.
Réseau Contact change de nom pour La 20taine et l’organisme sera situé sur le Plateau Mont-Royal. Les orientations sont clarifiées. En plus d’être un lieu de rencontres, d’échanges et de prises de parole pour les 18-30 ans, La 20taine devient un milieu de vie créatif.
L’équipe de La 20taine reprécise la mission de l’organisme. Celle-ci est d’offrir aux jeunes adultes de 18-30 ans un milieu de vie communautaire en vue de favoriser leur épanou?ssement personnel et leur engagement dans la société au moyen d’activités de création culturelles et sociales.
La 20taine change de statut. Un conseil d’administration provisoire se rencontre en juin 1999 et assure le passage de La 20taine à un statut d’organisme à but non lucratif.
Première assemblée générale annuelle de La 20taine et élection d’un conseil d’administration.
La 20taine devient l’organisme porteur du projet Le Réseau Les Toiles des jeunes travailleurs et travailleuses.
6e assemblée générale annuelle où la mission se transforme et se précise en accompagnement de réseaux de travailleurs-euses et de citoyens-ennes et axée sur l’amélioration des conditions de travail et de vie de ceux-ci..
Changement de nom de La 20taine pour le nom Droit de cité.
Droit de cité intervient sur les questions de droits au travail, d’accès à l’emploi, de protection sociale et de dialogue social, en particulier auprès des personnes non syndiquées ou en situation de travail non traditionnel (travail à temps partiel, autonome, à contrat, intérimaire, sur appel, à la pige ou en télétravail).
Droit de cité agit de trois façons : par l'organisation de campagnes d’information et de sensibilisation aux normes du travail, par un accompagnement et un soutien à l’organisation de groupes de travailleurs et travailleuses, en fonction de leur identité professionnelle ou par secteur géographique et par un service de référence individualisé sur les conditions de travail et les relations avec les employeurs et employeuses, destiné à aiguiller les travailleurs et les travailleuses qui y recourent vers les sources d’information, les services ou les ressources appropriées. L’approche de Droit de cité consiste en un travail de proximité et une constante présence sur le terrain, directement dans les milieux de travail ou à travers des réseaux professionnels existants.
Droit de cité agit pour favoriser les conditions d’une citoyenneté active, c’est-à-dire de faire en sorte que les citoyens et les citoyennes perpétuent des pratiques et en inventent de nouvelles pour agir sur les structures sociales, par une évolution des mentalités individuelles et collectives. Droit de cité fait la promotion de l'engagement citoyen auprès des jeunes, en les amenant à s’impliquer pour prendre en main leurs intérêts et à prendre part aux processus de décision qui ont une influence sur leur vie.
Droit de cité amène des individus ou des groupes, selon une approche d’intervention en milieu, à développer des initiatives citoyennes originales, notamment des projets de sensibilisation à caractère artistique et culturel et ce par divers moyens : par des informations permettant la réalisation de ces initiatives, par l’animation de groupes, par un soutien à l’élaboration ou à la mise en oeuvre de projets ou encore en renforçant la visibilité des initiatives citoyennes existantes.
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2 septembre 2010
Les jeunes âgé(e)s de 18 à 35 ans font face à un contexte où les conditions de travail se détériorent. En effet, on assiste à des bouleversements du monde du travail qui se traduisent par une hausse des emplois précaires (travailleurs à salaire minimum, avantages sociaux faibles ou nuls et accès à la syndicalisation limité) et une montée du travail atypique (travailleurs autonomes, sur appel, contractuels, à temps partiel…). De plus, il y a de moins en moins d’espace citoyen pour exprimer ses idées, ses opinions et ses projets. C’est dans ce contexte que Droit de Cité intervient au quotidien pour trouver des solutions avec les jeunes adultes.
Nous facilitons l’accessibilité à l’information, aux ressources et aux services (lois, procédures, demandes à remplir) pour que les citoyens puissent améliorer concrètement leurs conditions de vie et nous diffusons de l’information et des méthodes de communications appropriées.
Les intervenants de milieu se déplacent pour aller à la rencontre des travailleurs directement dans les milieux de travail, de formation et de vie. Les intervenants ont pour objectifs d’informer et de sensibiliser les travailleurs ainsi que les employeurs sur leurs conditions de travail et sur leur santé et leur sécurité au travail. Des pistes d’action qui misent sur la négociation sont aussi remises aux travailleurs afin de maximiser leur pouvoir d’agir. Les intervenants veulent aussi stimuler la réflexion et les échanges sur le monde du travail actuel et ce par la tenue d’activités artistiques et culturelles permettant les discussions.
Activités en cours : travail de milieu avec remise de documents informatifs, discussions sur thèmes particuliers, service d’aide téléphonique et de référence, accompagnement de travailleurs dans leurs démarches, etc.
Droit de cité a développé un volet d’intervention axé sur la promotion de l’engagement citoyen dont le principal objectif est d’amener des individus à s’impliquer dans les processus de décision ayant une influence sur leur vie et à prendre en main leurs intérêts. Nous croyons que notre rôle est de soutenir l’émergence et le développement d’initiatives citoyennes, notamment par l’accompagnement d’individus ou de groupes dans leurs démarches. Ce soutien peut prendre des formes diverses, en fonction des besoins des citoyens :
Afin de stimuler des initiatives répondant aux préoccupations des citoyens, Droit de cité tente de rejoindre les individus dans leur milieu de vie, que ce soit par le porte-à-porte ou une présence dans les milieux publics. L’organisme vise ainsi à mobiliser les réseaux déjà existants au sein de la communauté, mais espère également toucher des citoyens absents des réseaux formels ou communautaires en occupant des lieux moins souvent ciblés tels que les bars ou les associations de communautés culturelles. Les outils privilégiés pour rejoindre les citoyens prennent la forme de sondages, de vox-pop et même d’une chorale engagée.
Le volet de promotion de l’engagement citoyen vise à agir sur les enjeux qui préoccupent les individus et qui peuvent les inciter à agir : l’environnement, la politique municipale, le civisme, la surconsommation, la surmédicalisation, l’acceptation des différences du physique féminin, le commerce équitable et les conditions des travailleurs atypiques en sont quelques exemples.
L’exposition ambulante et engagée est un projet visant à réseauter les jeunes travailleurs ayant un intérêt particulier pour les arts visuels. Ce groupe est formé d’une vingtaine de jeunes travailleurs et travailleuses qui ont choisit d’exprimer, par des œuvres d’art, les réalités auxquelles ils sont confrontées quotidiennement. L’exposition actuelle a en effet pour thème : les conditions de vie et de travail des artistes. Se réunissant plusieurs fois par semaine, les jeunes artistes de l’exposition ont décidé d’officialiser leur groupe en devenant un collectif d’artistes. Le nouveau collectif continuera d’exposer des œuvres à thématique engagée dans divers endroits de Montréal (cafés, maisons de la culture, etc.).
François est détenteur d’une maîtrise en communication et d’un baccalauréat en psychosociologie de la communication (UQAM). Il s’intéresse particulièrement à la participation et l’engagement des personnes lors des processus décisionnels démocratiques. D’ailleurs, son mémoire de maîtrise a porté sur ces questions. Ses intérêts et ses expériences dénotent son désir à travailler à l’amélioration des conditions de vie de ses semblables, à l’éducation à la citoyenneté et au développement de valeurs démocratiques. Il a, entre autres, travaillé pour le Centre de développement pour l’exercice de la citoyenneté (CDEC) et agit comme président et fondateur du Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM) et trésorier pendant trois ans du Centre de formation populaire (CFP). Il a travaillé pendant deux ans à l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS) comme responsable aux communications et à la vie démocratique. Actuellement, il est doctorant au doctorat conjoint en communication (UQAM) comme boursier FQRSC-INM avec M. Pierre Mongeau et chargé de cours au Département de communication sociale et publique de l’UQÀM. Il collabore depuis plusieurs années à certains projets de l’Institut du nouveau monde (INM).
Émilie possède un DEC en Arts et Lettres, création littéraire (cégep du Vieux Montréal) et un baccalauréat en psychologie (UQAM), où elle étudie actuellement en économie sociale. Elle a travaillé au cégep du Vieux Montréal en tant qu'éducatrice coordonnatrice d'un projet de soutien à l'apprentissage pour des élèves atteints de troubles d'apprentissage. Elle a été intervenante sociale à Héberjeune de Parc Extension, une ressource d'hébergement et d'accompagnement social auprès de jeunes de 18 à 25 ans (seuls ou parents) éprouvant des difficultés variées. Elle travaille toujours dans Parc Extension où elle coordonne des projets de soutien à la petite enfance et aux familles pour le quartier, touchant entre autres à l'éveil à l'écrit chez les 0-5 ans.
Gessica est diplômée en géographie et est co-fondatrice du réseau Les Toiles des jeunes travailleurs et travailleuses créé en 2002. Elle est actuellement chargée de projet au Centre d'écologie urbaine de Montréal et donne ponctuellement des formations sur les normes du travail pour l'organisme Au bas de l'échelle. Avec le groupe de travail sur la démocratie municipale et la citoyenneté, du Centre d'écologie urbaine, elle a contribué au 4e Sommet citoyen de Montréal sur le droit à la ville. Alors que Gessica était intervenante pour le projet Les toiles en 2004, elle a mobilisé des travailleurs et travailleuses autonomes du multimédia. Elle demeure impliquée comme membre du C.A. à Droit de cité parce qu'elle a la conviction que l'engagement citoyen permet de travailler dans le sens d'une qualité de vie et de milieux de travail qui recentrent les valeurs humaines au coeur de la production et du développement de Montréal.
Marie-Claude a obtenu son baccalauréat en droit de l'Université Laval avec mention d'honneur en 2005 et a été admise au Barreau en 2006. Elle travaille maintenant pour le cabinet d'avocats Melançon, Marceau, Grenier et Sciortino à titre d'avocate spécialisée en droit du travail. En plus d'être membre de plusieurs conseils d'administration, elle complète aussi une maîtrise en droit international et s'implique au sein du comité bro bono de l'Association du jeune barreau de Montréal. Par le passé, elle s'est engagé dans plusieurs organisations en lien avec la coopération internationale, le droit et le monde du travail, dont un stage de coopération en droit des femmes qu'elle a effectué au Sénégal avec l'organisme Développement et Paix et le Ministère des relations internationales.
Anne-Marie est détentrice d’un baccalauréat en organisation communautaire (Travail social). Elle complète actuellement une maîtrise en Travail social et se spécialise en mobilisation collective. Elle a travaillé dans le domaine de l’alphabétisation populaire et de l’itinérance. Elle sensibilise les jeunes de différents milieux de travail précaire et atypique face à leurs droits et les aide à s’organiser pour améliorer leurs conditions de travail. Elle représente Droit de cité au Forum Jeunesse de l’île de Montréal. Elle s’intéresse au développement local, à la politique, à plusieurs formes de luttes collectives dont le mouvement étudiant, la condition féminine et la pauvreté. Elle a aussi travaillé pendant plusieurs années comme intervenante au sein de l'organisme Droit de cité sur le projet Les toiles des jeunes travailleurs et travailleuses.
Véronique est diplômée en ergonomie, membre de l’Association canadienne d’ergonomie (ACE), et s’intéresse tout particulièrement à l’amélioration des conditions de travail. Elle a travaillé dans plusieurs instituts dans le cadre de divers projets relatifs à des problématiques d’accidents et confort au travail, et d’évaluation ergonomique d’interfaces de nouvelles technologies. Elle travaille actuellement en tant qu’assistante de recherche à l’UQÀM. Véronique est aussi sensible à l’insertion et au maintien des personnes souffrant de défaillances sensorielles dans la vie active et a aussi été investie auprès de l’Institut Louis Braille en tant que bénévole. Elle a souhaité rejoindre l’équipe de Droit de cité pour son concept novateur, dynamique et concret.
Militante syndicale depuis plusieurs années, Audrey est membre du comité exécutif du Syndicat des employés des piscines de la R.I.O. depuis 2003. Elle y est présidente depuis 2008. Elle est également élue au Comité national des jeunes de la CSN et au Comité consultatif jeune de la Commission des partenaires du marché du travail (CCJ-CPMT). Aussi, Audrey est formatrice pour le Conseil central du Montréal-Métropolitain-CSN. Finalement, elle est étudiante à l'Université de Montréal en Santé et Sécurité au travail.
Nathalie Pelletier, chargée de projet - Formation à l'approche des Toiles
Gabrielle Dumoulin, agente de développement
Alexandre Alaoui, agent de développement (contractuel)