Vos recours

Quels sont les recours possibles ?

Porter plainte

« Le salarié qui croit que son employeur ne respecte pas ses droits quant aux normes du travail prévues par la loi a UN AN pour porter plainte [par téléphone ou par écrit] à la Commission des normes du travail » (p. 16).

Dans le cas d’un congédiement injustifié, le travailleur n’a que 45 jours suivant son congédiement pour porter plainte à la Commission. Faites vite !

Mais avant de porter plainte…

Au risque de paraître cliché, le mot qui peut résumer toutes les stratégies visant l’amélioration des conditions de travail est « communication ». Communication entre les travailleurs et travailleuses et communication avec l’employeur. Pour favoriser cette communication, nous pouvons garder certains points en tête :

  • Il est possible que le supérieur ignore vraiment (en toute bonne foi) ce que ses employés vivent au travail. Accordez-lui le bénéfice du doute.
  • Soyez diplomate (ce qui ne veut pas dire être mou !). Ce n’est jamais facile de prendre la critique. Faites en sorte que votre supérieur s’intéresse au contenu (ce que vous critiquez) et non à la forme (la façon dont vous critiquez) de vos revendications.
  • Évitez les remarques trop personnelles (à moins que le comportement du supérieur soit à l’origine du problème : vulgarité ou sexisme par exemple). Soyez factuels.
  • Soyez organisé et précis dans vos récriminations : « La situation est dangereuse en cuisine, il n’y a pas assez d’espace pour y travailler. Il risque d’y avoir des accidents. L’autre jour, j’ai failli me brûler égouttant le contenu d’un chaudron ».
  • Soyez disponible et ouvert pour trouver des solutions. Proposez-en et essayez (en toute bonne foi) celles qu’on vous suggère.
  • Si plusieurs employés ont des revendications, choisissez un porte-parole. C’est plus facile (et moins menaçant !) de discuter à deux qu’à 4 ou 5.
  • Informez-vous dans des entreprises de même nature que la vôtre pour savoir si une situation semblable y est vécue. Peut-être les travailleurs et travailleuses de cette entreprise ont-ils traversé (et solutionné !) une situation problématique similaire à celle que vous vivez.
  • Il est possible que votre supérieur ne soit pas disponible ou réceptif à vos doléances. Cela ne signifie pas pour autant que votre cause est perdue : parlez à vos collègues et cherchez ensemble des façons d’améliorer vos conditions de travail. Ça s’est déjà vu ! Par exemple, dans un dépanneur, des employés qui n’avaient officiellement pas de pause s’étaient organisés entre eux pour réorganiser le travail de façon à s’en donner une. Cet arrangement entre les employés a pu être maintenu car il n’affectait aucunement le rendement des employés. D’ailleurs, le patron ne s’est aperçu de rien… et les travailleurs et travailleuses étaient plus heureux dans leur emploi !
  • Soyez imaginatif !

Dans tous les cas, il vaut mieux prévenir que guérir :

  • Lisez attentivement votre contrat avant de le signer.
  • Posez des questions.
  • Surveillez vos intérêts au jour le jour.