Mais d’où vient cet essor du travail atypique?

Le rapport Bernier nous aide à y voir clair. Plusieurs facteurs auraient mené à cet accroissement du travail non-traditionnel dans les dernières décennies; « …les nouvelles technologies, la compétitivité accrue à l’échelle planétaire, le besoin que perçoivent les entreprises d’être plus flexibles notamment au plan des ressources humaines ainsi que des nouvelles formes d’organisation du travail. » (p. 9 de la synthèse du rapport Bernier). Le travail atypique était donc à la fois une façon de répondre à des changements de sociétés, aux nouvelles attentes des employeurs, mais aussi aux employés qui peuvent souhaiter par exemple concilier le travail et la famille ou le travail et les études, ou encore qui désirent plus d’autonomie dans leur vie professionnelle.

Portion des emplois atypiques dans l’emploi total au Québec

  • 1976 : 16,7%
  • 1995 : 29,3%
  • 1997-2001 : 36,4 - 37,1%