2.1 – Effet financier du travail atypique chez les étudiants

En 1982, trois étudiants sur quatre détenant un baccalauréat trouvaient un emploi permanent et à temps plein. En 1997, un étudiant sur deux en obtenait un. Deux raisons principales expliquent cette situation: il y a soit plus de gens qui prolongent leurs études; soit plus de gens avec un bac qui se contentent d’un emploi atypique. Selon le Conseil Permanent de la Jeunesse, c’est effectivement ce qui se produit : ou nous poursuivons nos études, ou nous nous contentons d’un emploi qui n’équivaut pas à nos espérances initiales.

« Nous prolongeons nos études », rime avec « nous continuons de s’endetter », « nous continuons de repousser nos projets », « nous continuons d’espérer ». Ceux qui se retrouvent avec un emploi à temps partiel ou à contrat, continuent de se contenter d’un salaire inférieur à celui auquel ils auraient droit avec leurs qualifications et doivent commencer à rembourser leurs prêts d’études. Paradoxalement les revenus de ces emplois permettent difficilement le remboursement de ces dettes (« Emploi atypique et précarité chez les jeunes; Une main d’œuvre à bas prix, compétente et jetable, Conseil Permanent de la Jeunesse, Québec, avril 2001. », p.38). Bref, pour plusieurs, nous nous endettons ou nous nous appauvrissons et nous vivons une insertion professionnelle qui s’étend sur plusieurs années.

En 1974, la génération des 20-24 ans gagnait 20% de plus que les 20-24 ans de 1994 (en $ constants).

En 1990, les jeunes (15-24 ans) qui avaient quitté l’école avaient un revenu moyen de 11 000$ alors qu’en 1995, ils avaient un revenu de 9 400$.