2.2 – Et l’insertion professionnelle véritable, c’est pour quand?

L’instabilité actuelle du marché de l’emploi a des répercussions sur l’ensemble des jeunes, diplômés ou non, à la recherche d’un emploi stable. L’insertion professionnelle se fait difficilement quand nous sautons d’un travail à un autre. Cette instabilité vient soit à cause de la fin d’un contrat, ou soit pour obtenir un meilleur salaire, de meilleures conditions de travail , des heures de travail plus adaptées à son mode de vie. Le risque est de devenir le spécialiste de la jobine, de s’éparpiller dans plusieurs champs d’activités professionnelles et ce, sans avoir la chance d’atteindre la carrière espérée ni d’approfondir aucune de ces activités. Dans certaines situations il peut donc être avantageux de changer d’emploi : si ce dernier nous convient mieux, s’il augmente notre employabilité, s’il accroît nos compétences et expériences, s’il nous permet d’enrichir notre CV par exemple. Parfois, ce n’est pas par choix que nous devons passer d’un emploi à un autre (avec souvent entre les deux des périodes de recherche d’emplois qui peuvent s’allonger plus que désiré et qui nous obligent à travailler temporairement dans un domaine différent de celui qui nous intéresse). Que le départ soit volontaire (départ suite aux mauvaises conditions de travail ) ou involontaire (mise à pied), ce retrait du marché du travail retarde le processus d’insertion professionnelle, soit, dans plusieurs cas, l’acquisition d’un statut permanent et de stabilité.