2.3 – Toujours chez les parents ou en colocation, mais pas toujours par choix!

En plus de la situation récente de pénurie du logement, quand nous réussissons à en trouver un, il faut être en mesure de le payer. On considère normalement que ce n’est pas plus de 30% du revenu qui devrait être consacré au logement. En consacrant plus de 30% de son revenu mensuel au logement, il devient difficile de subvenir adéquatement à ses besoins de base (se nourrir, se vêtir, se chauffer, etc.). En étudiant les statistiques, on se rend compte que les revenus d’un nombre de plus en plus grand de jeunes ne sont plus suffisants pour éviter cette situation problématique et ceux-ci rencontrent des difficultés d’accès au logement.

Toujours en lien avec le logement, il existe d’autres conséquences de la précarité d’emploi : nous quittons plus tardivement le foyer familial ou encore nous optons pour la colocation. En effet, l’âge moyen du jeune au départ de foyer familial a augmenté. En 1996, 46,3% des femmes de 20-24 ans et 63,4% des hommes du même âge vivaient chez leurs parents. La colocation devient, elle, un moyen de protéger les jeunes face à la précarité du travail. Quand nous pensons à « colocation », nous pensons généralement aux étudiants, mais il semble que de plus en plus de jeunes travailleurs et travailleuses optent aussi pour la cohabitation.